Durant la formation, 2 couples ont pris connaissance des principes universels des Ambassadeurs de paix et partagé leurs impressions et expériences personnelles. Le soir, nous nous sommes retrouvés à la maison pour traiter le thème des "Mesures préventives pour atténuer les conséquences néfastes des divorces"

Georges Akiki parle de la tradition africaine selon laquelle ce sont deux familles, deux communautés qui se marient, pas seulement deux individus. Ce sont donc plusieurs personnes qui aident à résoudre les problèmes de couples.Comment maintenir la flamme de l’amour ? le dialogue, la confiance et le respect. Sans ces trois éléments dans le couple, celui-ci ne peut pas être maintenu. Souvent, lorsque la communication est difficile et évitée, des expériences du passé ressortent et cela ne règle pas le conflit présent. De plus, face à la justice, chacun va accuser l’autre et la seule gagnante est la « justice » qui encaisse l’argent et dans tout cela, Dieu est oublié de tous. Les enfants sont mis dans une situation de conflit, sans en avoir pris la décision. En étant sous la garde d’un des parents, parfois l’enfant tourne le dos à l’autre parent. Il y a aussi des éléments comme la violence et l’attouchement sexuel qui sont des concepts centraux. Or, lorsqu’il y a un problème, la tendance actuelle est d’aller chez « les femmes battues », qui vont lister les évènements passés, sans réellement chercher les solutions. Il y a le risque de donner des idées, peut-être biaisées, en ne pensant qu’à la nécessité de recourir à la justice. Comment régler le problème entre adultes ? Le problème est à être régler entre les conjoints. Toutefois, « les femmes solidaires » mettent l’homme de côté et gardent leur clientèle.

Raney  mentionne le cas où les parents exerçaient une telle pression sur la fille que celle-ci a fugué et il en est résulté la menace de mort par le père sur la fille. « Les femmes solidaires » ont alors répondu en affirmant qu’il fallait le mettre en prison. La fille est présente pour trouver une solution, mais le reste des membres de la famille ne sont pas inclus dans la discussion et résolution. Et la famille a des origines culturelles et traditionnelles différentes ! Il arrive souvent que le juge alors affirme des faits qui auraient eu lieu, inscrits dans le rapport, alors que ces faits ne sont pas produits.

Selon Chantal, il faut prévenir par le coaching afin de régler des conflits sans intervention de la justice. Souvent, au tribunal, le juge a peu de temps pour régler un cas, parfois constitué de centaines de pages et bien des éléments sont omis. La situation est grave du fait si la famille n’est pas encadrée. Et face à un défi de santé ou d’argent, on tente d’éliminer une personne. 

Félicienne dit que le silence peut être une forme de violence, en ignorant l’autre. Il faut un bilan de la part des deux, et le psychologue alors prend en compte les éléments qui se répètent. Ce qui est dommage, c’est qu’il ne prenne pas en compte les hommes. Il y a aussi des femmes qui sont ignorantes, qui disent des choses sans être conscientes des lois suisses. Lorsqu’elle sont fâchées, elles veulent partir. Les femmes vont à solidarité femme, en espérant ne pas divorcer. Mais toutefois, le contraire a lieu. Félicienne a partagé ces cas avec solidarité femme. Elle répondent que si le mari a traumatisé la femme et les enfants, il faut le séparer. Tout cela est un commerce, un marché de travail. On a des maisons vides et il faut les remplir ; le canton et la ville et nous payons pour cela.

Raney dit que lorsque l’Etat ne met pas les besoins de l’homme au centre. Pour effectuer le travail pour l’intégration, il faut un certain nombre de personnes. Ce ne devrait pas être comme cela. Ce sont les nombres sont au centre, dans la tête et non le cœur.

Il faut de bonnes personnes pour conseiller, des conseiller conjugaux.

Omayma a vu des cas dans lesquels solidarité femme a donnée des conseils à des femmes qui ne voyaient pas de solution et tout à coup, alors qu’un avocat avait été contacté, les femmes arrêtent le processus car elles la suite des événements leur font peur.

Armando a parlé de la médiation africaine. Le nombre de divorce des africains en Europe est plus élevé qu’en Afrique. Les femmes, ont plus de pouvoir que les hommes en Europe (selon Armando mais Omayma est ne partage pas cet avis). Désir de domination et main mise sur les hommes (pour se venger selon Raney). Souvent, dans ces associations, on propose le divorce. Il a entendu des témoignages, d’hommes n’ayant pas le profil de violents, et au final la femme en tire le meilleur parti. L’homme, sa vie est fichue sans pouvoir voir les enfants.

Georges insiste que c’est aussi pour l’argent que l’on divorce. Le social peut donner plus. (Omayma fait opposition à cela). Parce qu’il y a besoin de deux appartements avec la garde partagée. Le social paie. On paie des choses injustes. On fait semblant d’être séparés mais en continuant une vie normale. Il faut faire attention. Notre Etat paie donc des choses qui ne sont pas justes non plus.

 Omayma observe que généralement, on dit que le divorce est à cause de la femme, qui le recherche, et a contacté solidarité femme, etc. Mais toutefois, ce n’est pas une chose facile. Accepter l’homme, se marier, avoir enfants, etc. puis divorcer.

Nicolas dénonce le fait, qu’il y a des avantages en étant divorcés et estime qu’il faut donner avantages au mariage !! Comment éviter le divorce  implique de savoir comment construire un mariage durable. Il pense qu’une femme va chez femmes battues parce qu’elle n’a pas d’autres personnes chez qui se tourner. Alors que dans le couple, il devrait y avoir de la confiance et de la communication, et des personnes avec qui faire de la médiation.
Omayma voit parfois le divorce comme la seule solution et Georges a fait l’expérience que si la partenaire part sans dialogue c’est la justice qui complique les choses.

Nicolas prétend que pour construire un mariage durable, il faut être responsable. A l’école on enseigne les maths et les langues, mais pas à communiquer avec les autres de manière non violente. Il serait pertinent d’avoir des cours liés au développement personnel et à la communication, pour apprendre à dire les choses en face et à réagir de manière non-violente.

Chantal revient sur la technique du feedback, de répéter ce qui est dit et non pas de réagir. Cela permettrait de régler les problèmes sur le champ et non d’accumuler et avant d’exploser. Ce serait une première prévention. Mais combien n’ont jamais eu cette expérience. Et la liberté d’expression est fondamentale. De pouvoir prendre en compte ce que l’autre pense et dit. En le répétant, alors chacun peut prendre en compte ce qui est dit. Un moyen préventif serait d’inculquer le dialogue à l’école, pas seulement théoriquement mais de manière pratique.

Omayma constate que souvent la femme veut discuter, mais que l’homme n’est pas prêt à écouter.

Armando soutient que si l’homme n’est pas d’accord, parfois, la femme n’accepte pas cela.

Laurée avait 12 ans lorsque ses parents ont divorcé. C’était dur de les voir tristes et de subir la manipulation des enfants qui doivent choisir un camp. Il faudrait donc que le problème soit réglé entre les parents sans inclure les enfants d’une telle manière. Noëmie n’a jamais été confrontée à la situation du divorce. Beaucoup de couples n’ont pas travaillé avec une tierce personne, un médiateur, un coach qui ne prenne pas parti. Il y a une tendance à vite trouver solution, sans travailler sur soi. Lorsqu’elle s’est mariée, elle n’avait pas l’idéal du mariage rose. Si face à situation difficile, on choisi directement le divorce parce que soi-disant on n’est pas fait l’un pour l’autre. On ne peut jamais changer l’autre mais seulement travailler sur soi. 

Jacques voit le divorce comme un phénomène de société. Une évolution est nécessaire de la part de chaque partenaire et les enfants ne sont pas nécessairement péjorés. Si le divorce est fait de manière civilisée, les enfants peuvent vivre cela.

Georges précise que souvent cela ne se passe pas comme cela.

Nicolas : les enfants naissent de l’amour des parents, et lorsque leur amour est remis en question, l’identité des enfants est aussi chamboulée.

Chantal dit que dans n’importe quel couple, on s’attend à faire face à des difficultés et que maintenir un but commun est la condition sine qua non, pour dépasser les intérêts de chacun. Et lorsque l’on se dit que ce n’est plus possible, il faut réfléchir à la condition humaine. Beaucoup de gens vivent sur nuage rose, et à la première difficulté, ils voient leur incompatibilité. La compatibilité doit se créer chaque jour.

Félicienne constate que les couples sont contaminés. Le divorce n’est pas une petite chose, le mariage non plus. Elle a connu deux femmes qui se sont suicidées car il leur était interdit de divorcer.

Mahmed estime qu’il ne faut pas prendre de décisions rapides dans le divorce. Une femme a décidé de divorcer car son mari ronflait. Après elle a rencontré un autre homme qui ronflait aussi et le troisième de même.  Il faut se remettre en question, car le divorce ne va rien changer. Il faut être patient et discuter. Dans n’importe quelle situation conflictuelle, tendance à voir le problème chez l’autre. Et si on le voit chez soi, on peut y travailler.

Chantal voit la possibilité que le couple vive ailleurs, séparément, pour grandir de son côté pour un certain temps, mais alors la confiance et fidélité mutuelles sont essentielles.

Georges précise que selon le code civil suisse, on n’a pas le droit de vivre trois nuits en dehors, mais cela s’applique seulement au cas où il n’y a pas consensus.

Mélanie s’interroge sur la motivation du mariage et de la famille. Si c’est seulement pour suivre comme tout le monde, ou pour une raison égoïste, alors il n’y a pas de base solide. Il faut un objectif plus grand.

Noëmie a lu que si les partenaires avaient déjà eu une relation sexuelle au début de leur relation, il leur était difficile de rester objectifs et de décider de se marier et de vivre toute la vie ensemble. S’ils prennent le temps de se connaître avant, sans sexualité, ils ont l’occasion de se rendre compte si c’est la bonne personne ou non.

Georges évoque les personnes qui ne se sont jamais vues avant leur mariage et ont vécu 72 ans ensemble; c'est une décision de mariage avec la famille de part et d'autre, sans fréquentation.