Bachittar Singh a interprété le passage du sihkisme qui mettait l'accent sur le fait que l'égoïsme empêche toute connexion avec Dieu et que c'est le rôle des religions d'enseigner à vivre pour autrui. il a mentionné que sa communauté mettait à disposition des repas pour les personnes indigentes, ce qui permet aussi aux fidèles d'apprendre à surmonter l'égoïsme.

L'enregistrement est accessible sous facebook: https://www.facebook.com/1338745676236211/videos/709814516537124

Vacuité-Nirvana

La vacuité ou le Nirvana, c’est à dire l’état ultime de paix intérieure dans le bouddhisme est un état d’où l’ego est absent, un état sans passions, sans désirs. C’est un état au-delà de la pensée, au-delà des mots, au-delà de toute tentative intellectuelle tendant à le définir. Toutefois, paradoxalement, dans cette vacuité il existe une plénitude, une audace et une illumination. Il s’agit d’un état mystique, merveilleux, pratiquement impossible à décrire.

Sun Myung Moon qualifie cet état de vacuité le « point zéro ». Il explique que ce sentiment mystique de connexion est en harmonie avec Dieu qui a également connu cette vacuité lorsqu’Il créa le monde. Il enseigne aussi une sorte de vacuité active de la personne qui s’engage au service des autres : le don de soi, le fait de vivre pour les autres, celui de donner même lorsque c’est difficile. Il affirme que ces pratiques peuvent conduire au « point zéro » aussi certainement que la méditation.

1èrepartie : 

« Sans essence sont toutes choses. » Quand on discerne ceci avec connaissance transcendante, on est dégoûté de l’insatisfaisant. Ceci est le sentier de la pureté.

Bouddhisme. Dhammapada 279

C'est la Paix, c'est l'excellent, à savoir le calme de toutes les pulsions, le rejet de toute « base », l'extinction de l'envie, l'absence de passion, l'arrêt, le Nirvana[1].

Bouddhisme. Anguttara Nikâya 5.322

Quand un homme est libre par rapport à tous les plaisirs des sens et qu’il ne dépend de rien, sa liberté est la suprême liberté par rapport à la perception. Il restera là et ne reviendra pas.

Vois, Upasîva, (répondit-il), comme la flamme, projetée par la force du vent, vole à sa fin, atteint ce que nul ne saurait compter, le sage silencieux, libéré du nom-et-forme, marche vers son but et atteint les états que nul ne saurait compter.

Sache, Upasîva (dit-il alors), qu’on ne peut pas mesurer l’homme qui est au but ; on ne saurait dire que sa mesure est telle ou telle ; cela ne s’applique pas à lui. Quand toutes les conditions sont écartées, tous les modes de description sont aussi écartés[2].

Bouddhisme. Sutta Nipâta 1072-76

Pour celui qui a achevé le voyage, pour celui qui est sans chagrin, pour celui qui est entièrement libéré de toutes choses, pour celui qui a détruit toutes les attaches, la fièvre de la passion n’existe pas...

Celui dont les sens sont soumis, tels des coursiers bien entraînés par le conducteur de char, celui dont l’orgueil est détruit et qui est libre de purulences, de tels hommes fermes, même les Devas les tiennent pour chers.

Comme la terre, comme un poteau d’Indra, un libéré n’est pas ébranlé, il est comme un étang non souillé par la boue. Pour un tel être qui ne peut changer, il n’y a plus d’errance.

Calme est son mental, calme sa parole, calme l’action de celui qui, ayant la parfaite connaissance, est pleinement libre, parfaitement paisible et équilibré.

L’homme qui n’est pas crédule, qui comprend l’incréé, qui a coupé le lien, qui a mis une fin à l’occasion (du bon et du mauvais), qui a vomi tous désirs – lui, vraiment, est l’homme suprême.

Bouddhisme. Dhammapada 90, 94-97

La parole de la Thora ne s’accomplit qu’à travers ceux qui sont prêts à se dépouiller pour elle.

Judaïsme. Talmud, Sota 21b

La Plaine des Hauts-Cieux n’est pas un endroit précis situé ici ou là ; cette expression désigne plutôt un état de pureté dépourvu de toute anomalie et de tout excès. Si on se réfère au corps humain, c’est un état du cœur de l’homme dépourvu de pensées, de contemplation ou de passions.

Shintoïsme. Masamichi Imbe, Tradition orale secrète du Livre de l’âge divin

Où l’égoïsme est présent, Tu n’es pas ressenti,

Où Tu es, point d’égoïsme.

Toi qui es instruit, expose en ton esprit

Cette indicible vérité.

Sikhisme. Adi Granth, Maru-ki-Var, M.1, p. 1092

 

Les enseignements de Sun Myung Moon

Lorsque l’on recherche l’amour absolu, on ne devrait pas avoir conscience de soi. (279.146, le 4 août 1996)

Si nous étions capables de subjuguer totalement notre corps, si nos actes étaient toujours en conformité avec notre volonté, nous n’aurions alors nul besoin de religion. Jésus est venu de manière à corriger le manque d’unité entre l’esprit et le corps. C’est également le but de l’enseignement de Bouddha, selon lequel nous devrions revenir à l’état de vacuité, c’est à dire au point zéro. Si l’esprit et le corps étaient unis, on ne sentirait aucune distinction. Pour quelle raison devrions revenir à un état de vacuité ? C’est pour que nous fassions l’expérience d’Être. Dans un état de vacuité tel que le point zéro, émerge une contrepartie avec laquelle on peut être en parfaite harmonie. Par conséquent, à ce point zéro, on peut faire l’expérience d’Être à cent pour cent. (256.212, le 13 mars 1994)

Dieu réside dans ce « point zéro royal ». Étant donné que Dieu possède cette nature, pour Le rencontrer, il vous faut revenir à un point même inférieur à zéro. Vous devrez ensuite protéger ce point zéro royal. Le point zéro royal ressemble à l’esprit et de même que la chair entoure l’esprit, vous devriez entourer et protéger le point zéro.

Avez-vous atteint l’état où vous pouvez protéger le point zéro ? Êtes-vous capable d’aller même plus bas que le point zéro ? C’est ce qu’implique la méditation bouddhiste : rechercher l’esprit divin au point le plus bas. (230.134, le 1er mai 1992)

L’ego, ou le fait d’être centré sur soi, n’a rien à voir avec l’idéal de la création. Nous devrions donc nous renier nous-mêmes. Pour découvrir notre vraie personne, nous devrions nous situer au point zéro. C’est le seul endroit où nous pourrons être unis tant dans l’esprit que dans le corps.

Quand Dieu nous a créés, Il était dans un état d’unité totale tant dans l’esprit que dans le corps. Il était dans un état d’abnégation totale, avec un amour absolu et une foi absolue. Dieu n’avait pas lieu de penser à Ses avantages personnels ou à Sa situation. C’est en cela que repose l’origine de l’amour : c’est l’état de se donner à cent pour cent et de vivre pour les autres.

Où pensez-vous pouvoir trouver votre vraie personne ? Vous la trouverez en pratiquant une vie d’amour vrai, en vivant toujours pour autrui. Si l’on réside au point zéro, dans l’abnégation de soi et tout en vivant pour sa famille, toute l’humanité à travers le monde et Dieu, on découvre sans nul doute son vrai soi. Agir ainsi est notre destinée inéluctable, tandis que nous nous engageons dans la voie de la restauration qui conduit au salut. (356.301-02, le 21 octobre 2001)

 

 

 

[1]Anguttara Nikaya 5.322: Le Nirvana est le bien ultime car il est la fin complète de toutes les pulsions et passions qui produisent le mal.

[2]Sutta Nipata 1072-76: Cette phrase décrit la liberté qui découle de l'absence d’ego.