Alors qu'il n'y avait pas de textes du christianisme, c'est sous cet angle qu'en particulier le père Foucher les a interprétés et d'autres participants ont également donné une touche chrétienne aux passages tirés des Écritures bouddhistes et taoïstes. La vibration qui provient du point zéro expliqué par Sun Myung Moon s'est avéré être une expérience universelle qui touche les personnes dont les sens spirituels sont aiguisés. 

L'enregistrement est accessible sous facebook: https://www.facebook.com/UPFSwitzerland/videos/305055983907992

Vacuité-Nirvana

La vacuité ou le Nirvana, c’est à dire l’état ultime de paix intérieure dans le bouddhisme est un état d’où l’ego est absent, un état sans passions, sans désirs. C’est un état au-delà de la pensée, au-delà des mots, au-delà de toute tentative intellectuelle tendant à le définir. Toutefois, paradoxalement, dans cette vacuité il existe une plénitude, une audace et une illumination. Il s’agit d’un état mystique, merveilleux, pratiquement impossible à décrire.

Sun Myung Moon qualifie cet état de vacuité le « point zéro ». Il explique que ce sentiment mystique de connexion est en harmonie avec Dieu qui a également connu cette vacuité lorsqu’Il créa le monde. Il enseigne aussi une sorte de vacuité active de la personne qui s’engage au service des autres : le don de soi, le fait de vivre pour les autres, celui de donner même lorsque c’est difficile. Il affirme que ces pratiques peuvent conduire au « point zéro » aussi certainement que la méditation.

2èmepartie : 16.8.2020

Ô ! Shariputra, les formes ne sont pas différentes du vide, le vide n’est pas différent des formes, les formes sont le vide, le vide est les formes. Il en va de même des sensations, des perceptions, des constructions mentales et des consciences.

Ô ! Shariputra, tous ces éléments ayant l’aspect du vide, ils n’apparaissent ni ne disparaissent, ils ne sont ni souillés ni purs, ils ne croissent ni ne décroissent. C’est ainsi que dans le vide, il n’y a pas de forme ni de sensation, de perception, de construction mentale et de conscience.

Il n’y a pas d’œil, d’oreille, de nez, de langue, de corps ni de mental. Il n’y a pas de forme, de son, d’odeur, de saveur, de tangible ni d’élément. Il n’y a pas de domaine du visuel et ainsi de suite il n’y a pas de domaine de la conscience mentale.

Il n’y a pas d’ignorance et non plus cessation de l’ignorance et ainsi de suite il n’y a pas de vieillesse ni de mort et non plus cessation de la vieillesse et de la mort. Il n’y a pas de souffrance, d’origine, d’extinction ni de chemin. Il n’y a pas de connaissance et pas plus d’obtention puisqu’il n’y a rien à obtenir.

Bouddhisme. Sûtra du coeur

 

La Voie parfaite n’est en rien difficile

Pour peu qu’on évite de choisir.

Quand il n’y a plus ni amour ni haine

Elle se révèle dans toute sa clarté.

Mais qu’on en dévie, ne fût-ce que de l’épaisseur d’un cheveu,

Un gouffre profond sépare immédiatement le ciel de la terre.

Si vous désirez qu’elle se manifeste,

Ne soyez ni pour ni contre.

Le conflit entre le pour et le contre

Voilà la maladie de l’esprit.

Tant que vous ne serez pas parvenu à la source de toute chose

Votre esprit troublé s’épuisera en vain.

La Voie est ronde et parfaite comme l’espace

Rien ne lui manque, rien n’est en trop

En vérité, c’est parce qu’on prend et qu’on rejette

Qu’on oublie ce qu’elle est...

Chassez les phénomènes, vous serez engloutis par eux,

Rechercher la vacuité, c’est lui tourner le dos.

Plus nous discourons, plus nous cogitons,

Plus nous nous éloignons de la Voie

Si nous abandonnons toute parole, toute pensée

Il n’est de lieu où nous ne puissions aller.

Retourner à la racine, c’est découvrir le sens

Suivre les reflets, c’est le perdre...

Le principe ne connaît ni hâte ni retard,

Un éclair de conscience devient dix mille années

Il n’y a ni existence ni non-existence

Les dix directions de l’espace sont toutes là devant nos yeux.

L’infiniment petit est semblable à l’infiniment grand

Si l’on transcende la relativité.

L’infiniment grand est semblable à l’infiniment petit

Lorsque la vision devient illimitée.

Existence est non-existence

Non-existence est existence.

Tant que vous ne l’aurez pas compris

Votre position sera intenable.

L’un lui-même est toutes choses

Toutes choses elles-mêmes ne sont qu’un.

Si vous parvenez à le saisir,

Vous n’aurez plus à vous tourmenter au sujet de la connaissance parfaite.

L’esprit de foi est non duel,

Ce qui est duel n’est pas esprit de foi.

Ici la parole se brise

Il n’y a plus ni passé ni présent ni futur[1].

Bouddhisme. Seng-Ts’an, Inscription sur la foi en l’Esprit

 

Nan-po Tseu-kouei demanda à Niu-Yu : « Malgré votre grand âge vous avez conservé le teint d’un petit enfant. Pourquoi[2]? »

- « C’est, dit Niu-Yu, que j’ai entendu le Tao. »

- « Puis-je l’étudier ? » demanda Nan-po Tseu-kouei.

- « Non, non, répondit Niu-Yu, vous n’êtes pas un homme à faire. Pou-leang Yi possède les capacités du saint... Voici mon expérience personnelle. Au bout de trois jours, je parvins à délaisser le monde extérieur. Je continuai. Sept jours plus tard je pus délaisser les choses extérieures. Je continuai pendant neuf jours encore et je pus délaisser ma propre existence.

Un beau matin j’eus la vision de l’unique. Cette vision me permit de transcender le passé et le présent. Je pus alors entrer dans le domaine où la vie et la mort n’existent plus. Qui tue la vie ne meurt pas ; qui produit la vie ne naît pas. Celui-là peut tout reconduire et tout accueillir, tout détruire et tout accomplir. Son état d’âme s’appelle « toucher la quiétude » ; qui touche la quiétude parachève tout. »

Taoïsme. Tchouang-tseu 6

L’homme qui atteint le Tao est ignoré du monde ; l’homme qui possède la vertu parfaite ne réussit pas ; le grand homme est sans moi.

Taoïsme. Tchouang-tseu 17

 

Les enseignements de Sun Myung Moon

Alors que nous aspirons à rencontrer Dieu et cherchons à L’aimer en tant que sujet de notre foi, ce que nous connaissons de Lui demeure vague et confus. Nous nous demandons : « Où pouvons-nous découvrir Dieu ? » Bien qu’Il soit absolument présent, nous sommes incapables de Le percevoir aussi sûrement que nous percevons les choses avec nos cinq sens physiques. Alors, comment voir Dieu ? Il ne faut pas se mettre à regarder Dieu mais plutôt à regarder en soi.

Lorsque nous regardons à l’intérieur de nous, nous prenons conscience que nous existons en tant qu’esprit et corps. Nous ne devrions pas nous concentrer sur le corps mais examiner notre esprit.

La nature fondamentale d’un millier de personnes déchues peut être la même, mais chacune d’elle possède un esprit différent, une personnalité différente dotée de qualités différentes.

Lorsque vous dessinez un cercle, vous dessinez d’abord une ligne horizontale, puis une ligne verticale. À leur point d’intersection, vous dessinez un cercle autour de ce point, en commençant par un degré, deux degrés en finissant par couvrir les 360 degrés. La ligne horizontale et la ligne verticale forment un angle de 90 degrés. Comment faire alors de notre esprit un cercle parfait ? Selon sa personnalité, chacun trace sa ligne horizontale dans un endroit différent. De même que nos visages sont différents les uns des autres, notre nature innée diffère de celle des autres.

En dessinant notre cercle de 360 degrés, nous commençons au degré zéro et le traçons sur la base de ce modèle. Cependant, si la ligne de base de notre esprit n’est pas correctement établie, nous n’auront pas le modèle correct capable de mesurer les degrés du cercle. En vérité, la ligne de base de l’esprit des personnes n’est pas la même. Pourquoi ? De même que les visages, les intérêts et les sentiments diffèrent, les personnes dessinent leurs lignes horizontale et verticale de manière différente.

Comment alors former un cercle qui couvre les 360 degrés ? Vous devriez découvrir le point zéro. Où se trouve votre point zéro ? Tout le monde en a un. Il se trouve à l’intérieur de vous-même, au centre de votre cœur, c’est là que vous le trouverez. Quand vous dessinez une ligne horizontale à partir du point zéro, il vous est possible d’établir correctement la ligne verticale qui lui est perpendiculaire.

Nous devons nous situer en tant que partenaires objets devant Dieu, notre partenaire sujet. Il a sans aucun doute doté les êtres humains, Ses partenaires objets, d’une base qui Lui réponde. Par conséquent, sur la base de l’esprit horizontal, nous devrions découvrir la direction verticale, la véritable perpendiculaire. Il doit y en avoir une.

Vous voyez l’horizon en deux dimensions, mais si vous essayez d’estimer la perpendiculaire, ce que vous aurez mesuré pourrait être faussé. Comment pouvez-vous trouver la mesure exacte ? Si votre ligne horizontale est trop élevée, vous devrez la baisser, si elle est trop basse, vous devrez la relever, pour l’établir au point zéro.

Une centrale électrique compte de nombreux mètres de fils électriques et chacun d’eux est calibré par rapport à un point zéro. Ce point neutre doit être établi correctement de manière à ajuster les voltages positif et négatif et mesurer les niveaux de puissance. Nous aussi devons calibrer correctement notre point zéro.

Où notre point zéro est-il localisé ? C’est une position qui existe mais qui semble ne pas exister. Les personnes qui pratiquent la méditation zen disent qu’elles atteignent l’état de « non-être ». C’est ce dont je parle. Nous devrions atteindre ce niveau spirituel, l’état de point zéro. Une fois que nous l’aurons atteint, notre norme horizontale sera en état de résonance avec toutes les choses. (76.125)

 

 

 

 

[1]Seng Ts'an: Seng Ts'an était le troisième patriarche de la lignée du bouddhisme chinois Ch'an (Zen). Il nous donne la quintessence de l'illumination zen.

[2]Chuang Tzu 6 : Niu-Yu est une sage taoïste.